Démocratie participative et bonne gouvernance dans le monde

Ce numéro spécial du journal de Résolis est le fruit d’une collaboration avec CIVICUS (Alliance Mondiale pour la Participation Citoyenne) et l’IRG (Institut de recherche et débat sur la gouvernance). Il rassemble seize témoignages de terrain des quatre coins du monde, en matière de participation citoyenne et de transparence. Ces retours d’expérience illustrent le dynamisme et l’ingéniosité de la société civile pour rénover nos systèmes politiques.
Après le cadrage historique et contextuel de Henri Rouillé d’Orfeuil (membre de RESOLIS et de l’Académie d’Agriculture de France), l’Institut de Recherche et débat sur la Gouvernance (IRG) met en évidence les caractéristiques de ces innovations démocratiques locales : « la participation », « résoudre un problème public donné », « la mise en synergie de différents types d’acteurs », « le contexte » et « la durée ». Un entretien avec Mireille Delmas-Marty (professeure émérite au Collège de France) commente le potentiel novateur de ces pratiques et partage sa conception de la citoyenneté mondiale. Philippe Kourilsky (président de RESOLIS et professeur émérite au Collège de France) propose de s’inspirer de l’altruisme et de l’altruité pour repenser nos modèles démocratiques.

Citoyens scientifiques

Dossier spécial de la revue « Le courrier de l’environnement de l’INRA » n°64 (juillet 2014) portant notamment sur :
– les relations entre chercheurs et citoyens autour de l’évaluation technologique interactive et l’essai en champ de Colmar de vigne génétiquement modifiée ;
– le projet Repère 3SCED ;
– Ecosavoirs vignerons et co-construction;
– et deux autres articles.

Institut national de la recherche agronomique.
Diffusion gratuite sur demande.

L’intérêt général

Extrait de « Des associations citoyennes pour demain ». Editions Charles Léopold mayer (ECLM)

Le bien commun

Extrait de « Des associations citoyennes pour demain ». Editions Charles Léopold mayer (ECLM)

Obama et le concept de « gouvernement ouvert » : gage d’une gouvernance rénovée ou simple « bulle démocratique » ?

homas A. Bryer est professeur adjoint à l’École d’administration publique de l’université de Floride centrale à Orlando et directeur du Centre pour le management public et non lucratif. Son enseignement et sa recherche sont centrés sur la participation publique avec le gouvernement, l’engagement citoyen, la collaboration inter-secteurs et l’éthique.

Afin de rendre le gouvernement fédéral américain plus ouvert, plus participatif et plus collaboratif, l’administration de Barack Obama a déployé un arsenal d’efforts innovants à destination des citoyens et des observateurs des États-Unis comme des autres nations. Ces initiatives ont connu des succès variables jusqu’à présent et soulèvent, pour l’Administration comme pour ceux qui voudraient en tirer les leçons, d’importantes questions pratiques et méthodologiques.

in: La gouvernance en révolution(s) – Chroniques de la gouvernance 2012

La gouvernance en révolution(s)

A l’ère de la mondialisation, l’accélération du temps et la «proximité» font converger les crises et les révolutions en slogans partagés, revendiqués haut et fort de par le monde. Ces bouleversements révèlent aussi des processus socioculturels plus spécifiques de «transformations silencieuses». Face aux appels à la dignité et à la justice sociale, au développement du numérique, à une finance surpuissante et aux enjeux sécuritaires, face à des Etats défaillants, la gouvernance publique est aujourd’hui révolutionnée.

Cette nouvelle édition des Chroniques de la gouvernance propose, au-delà du diagnostic, des analyses portées par des intellectuels, des politiques, des experts, des acteurs de la société civile et du secteur privé : Stéphane Hessel, Daniel Cohn-Bendit, Ahmet Insel, Perre Vimont, Sarah Ben Néfissa, John Gaventa, William Bourdon, Silvio Caccia Bava, Qin Hui, Georges Corm, Suhas Palshikar, Catherine Gaudard,… ainsi que par des membres et des experts associés de l’IRG.

Pariant sur les éclairages novateurs que ces regards diversifiés révèlent, cette publication s’affirme comme une revue interdisciplinaire et interculturelle sur la gouvernance publique. Elle offre au lecteur une cartographie des enjeux et défis pour une gouvernance démocratique légitime, au cœur des mutations de notre village global.

Dicopart

Il n’existe pas à l’heure actuelle de travail ni de recherche entièrement consacré à l’analyse des mots de la participation et de leurs usages. Si la rhétorique participative est un sujet très traité, surtout dans les travaux dédiés aux nouvelles formes de participation et de la démocratie, la question des mots dont se nourrissent les acteurs et les théoriciens de la participation reste négligée. À lui seul, ce constat suffirait à reconnaître l’utilité d’un dictionnaire de la participation. Cependant d’autres raisons motivent le choix du Groupement d’intérêt scientifique Démocratie et Participation de publier ce dictionnaire.

Participation paysanne à la conception des politiques publiques : Ateliers de simulation participative au Sénégal

Une méthode participative combinant jeux de rôles et plateau de simulation a été expérimentée pendant
cinq années au Sénégal. Elle permet aux paysans de tester entre eux, en les « jouant », leurs idées pour un développement plus durable (utilisation et préservation des ressources naturelles et de la terre, organisation de la production et de la commercialisation…).

Document de Patrick d’Aquino, chercheur au CIRAD-GREEN, Dakar

Vers un empowerment à la française ? À propos du rapport Bacqué – Mechmache

la Vie des idées. novembre 2013.
Résumé : la notion d’empowerment connaît depuis quelques années un important succès rhétorique dans la politique de la ville. Le rapport de Marie-Hélène Bacqué et Mohamed Mechmache a proposé des mesures ambitieuses et concrètes pour l’adapter au contexte français. Selon Thomas Kirszbaum, les conditions politiques et institutionnelles ne sont
pas réunies pour accueillir la plupart de leurs propositions.

Dispositifs participatifs et asymétries de pouvoir : expliciter et interroger les positionnements

Comment prendre en compte les asymétries de pouvoir entre participants dans les dispositifs participatifs ? C’est une question qui concerne tous les praticiens de la participation. Cela implique de réfléchir à la façon dont ils se positionnent vis-à-vis de ces asymétries, ce qui peut les placer face à un dilemme. Revendiquer une certaine neutralité vis-à-vis des asymétries de pouvoir, c’est prendre le risque d’être manipulé par les acteurs les plus influents, et de participer de fait à une simple reproduction, voire à un renforcement des asymétries de pouvoir initiales. Mais revendiquer au contraire une non-neutralité, en prenant l’initiative de renforcer la voix des acteurs ou des points de vue les moins influents, interroge sur la légitimité à intervenir.

Contribution présentée lors du Colloque Outils pour décider ensemble (OPDE) Montpellier